83 sites de baignade en eau douce recensés dans Gard.
Le Gard est le premier département français pour la baignade en eau douce recensée : 83 zones, devant la Haute-Savoie et l'Aveyron. L'ARS Occitanie y a compté 82 sites contrôlés en 2025, dont 74 en rivière ayant fait l'objet de 463 prélèvements, et 6 en mer sur les 12 kilomètres de littoral de la commune du Grau-du-Roi.
Ces six sites du Grau-du-Roi sont classés en excellente qualité sans interruption depuis 2015. C'est la partie facile du département. Le reste, l'immense majorité, se baigne en rivière : les Gardons, la Cèze, le Vidourle, la Salindrenque, le Luech.
La qualité de l'eau y est bonne dans l'ensemble mais pas uniforme. Cinq sites étaient classés en qualité insuffisante à l'issue de 2025 : le Gouffre Mourier et la Salendrinque à Lasalle, le Mourétou à Val d'Aigoual, le Mas de Terris à Méjannes-le-Clap et le Vieux Moulin à Peyremale — ces deux derniers pour la première fois. Leur réouverture était conditionnée à des mesures de réduction des pollutions avant la saison 2026.
En juillet 2026, cinq sites du département restaient interdits à la baignade pour qualité insuffisante : deux à Branoux-les-Taillades, un à Génolhac, un à Bréau-Mars et un à Arrigas. La liste change d'une saison à l'autre, ce qui explique pourquoi il faut toujours croiser le classement officiel — calculé sur quatre saisons — avec l'affichage du jour sur place.
Le relief joue moins ici que dans les gorges ardéchoises, mais il compte : les sites encaissés des Cévennes reçoivent nettement moins de soleil direct que les plages du bas Gardon. Et l'été gardois est un été de canicule : Météo-France place régulièrement le département en vigilance orange, ce qui pèse autant sur le confort du bain que la température de l'eau.